Le crazy circle - ça fait chaud au coeur

J’ai trois copines, parmi toutes mes copines, qui reprennent un bar. Il s’appelait le Crazy Circle et il ne va pas changer de nom ni d’importance.  

C’est un bar qui leur est cher, et qui est cher à beaucoup d’entre nous. Dans le «nous», j’inclus les lesbiennes, les bi·es, les personnes sexisées et allié·es[1] qui vivent à Bruxelles ou qui y passent. Ça englobe pas mal de monde et pourtant, c’est le seul bar de la capitale qui s’adresse à nous, spécifiquement, en tant que communauté. Il y a d’autres bars queer dans la ville mais déjà, pas des masses, et surtout aucun qui ait cette spécificité: être un bar les·bi·en et FLINTA[2]. C’est un vrai enjeu.  

Le Crazy Circle tel qu’on le connaît est né en 2019 des mains d’Axelle et Laïla et depuis cinq ans, c’est le seul bar lesbien permanent en ville. On leur doit beaucoup pour l’avoir ouvert. La plupart des gens sont étonnés quand tu leur dis que c’est le seul alors qu’au sein de la communauté, nous sommes bien conscientes que c’est le seul endroit permanent pensé pour nous. Je ne saurais le répéter suffisamment. 

Quand l’annonce que le commerce était à remettre a commencé à circuler, je me souviens qu’il y a eu un réel sentiment d’urgence et de nécessité, un refus d’admettre que le Crazy puisse fermer, et une immense tristesse à l’envisager. Ce lieu, on en avait besoin, il fallait que ça continue. Il suffit d’ailleurs de voir la foule s’y presser et déborder sur la rue pour en admettre la nécessité. 

[…]

[…] le but des terres lesbiennes était, et demeure, d’accueillir d’autres lesbiennes, d’autres marginales qui ont besoin de cet espace, non comme d’une oasis fantasmée, mais comme d’une bulle d’oxygène dans l’asphyxie hétéropatriarcale.  (Myriam Bahaffou. Des paillettes sur le compost. Écoféminismes au quotidien. Le passager quotidien, 2022)
Elles ont précisé: tu remplaces «des terres lesbiennes» par «le Crazy». 

Cet article a été publié sur La Pointe. Pour le lire au complet, c’est ici

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